
« Charles Aznavour, la voix éternelle »
En ce mois de mars, où « La bohème » des fleurs renaît, embaumant Paris de poésie, le Palais de l’UNESCO ouvrira ses portes pour célébrer en musique et en émotion le centenaire de la naissance de Charles Aznavour. Cet événement d’une grâce unique, orchestré par le Ministère de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports de la République d’Arménie avec la complicité de la Délégation permanente de l’Arménie auprès de l’UNESCO et de la Commission nationale arménienne, rend hommage à un artiste dont la voix demeure « Hier encore », éternellement vivante dans nos cœurs.
Aznavour, artiste prodige, a tracé dès les années 1940 un chemin étoilé, parsemé de près de 1200 chansons interprétées dans des langues variées. Du français à l’arménien, de l’anglais au kabyle, il a su faire vibrer le monde entier avec « Emmenez-moi », « She », ou encore « Les comédiens ». Auteur, compositeur et interprète inspiré, sa plume sensible a également enrichi le répertoire d’autres grands noms de la chanson, faisant de lui l’une des voix françaises les plus universellement appréciées.
Homme aux multiples talents, Aznavour brilla également à l’écran, incarnant des rôles marquants dans 63 longs métrages et divers téléfilms, révélant ainsi son regard profond et sa sensibilité. Son engagement sincère pour l’humain et la culture l’a mené aux sphères diplomatiques, représentant fièrement l’Arménie à partir de 1995, puis embrassant avec honneur la nationalité arménienne en 2008. Fidèle ami de l’UNESCO, il défendit ardemment la diversité culturelle, l’éducation et la tolérance comme autant de « Formidables » remparts contre l’intolérance.
Son œuvre intemporelle, tendre et généreuse, transcende générations et frontières, résonnant aujourd’hui comme hier. Profondément solidaire, Aznavour répondit présent aux côtés de son peuple arménien après le tragique séisme de 1988. Ambassadeur passionné de la Francophonie, il fit résonner haut la langue de Molière jusque sur la scène du Palais des Nations à Genève lors d’un concert mémorable pour la Journée internationale de la Francophonie.
Cette soirée d’exception, où l’Orchestre philharmonique national de la République d’Arménie fera vibrer le Palais de l’UNESCO, évoquera avec tendresse les mélodies immortelles d’un artiste dont la voix continue de chanter au-delà du temps. Depuis le paradis des poètes, Charles Aznavour murmure encore à nos oreilles, et c’est ensemble, dans une émotion partagée, que nous reprendrons en chœur ces chansons emblématiques telles que « La mamma » ou « Mourir d’aimer », célébrant ainsi l’amour universel qu’il n’a cessé de nous offrir.
F. Guemiah.
