DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIETE Par Dan Albertini QUEBEC : PELADEAU L’IMAGE ASSASSINE DE L’INDEPENDANCE

Entre (). Pourquoi Washington veut à lui seul imposer l’immunité des UN à tous ? Exemple, le choléra en Haïti. En fait, la chute du système entrainerait son générateur ? Fermons les ().
 
Ondes courantes et contre-courant
Et hop, au PQ on s’était probablement emballé, une image gagnante de Péladeau. Candidat, il porterait la vague partitioniste vers des sommets. Logique, si l’on compare les effets de Loukos en Russie, bien que le Canada n’a pas de Vlad Poutine en soi. Il y aurait aussi l’autre face de la médaille, était-elle considérée ? J’en doute.
Péladeau perdant c’est précisément cette image politique séparatiste qui s’estompe. Péladeau gagnant n’a absolument rien à voir avec la base, car elle a des syndicats.
Péladeau tout court, c’est peut-être une contre-image pour l’indépendance, ça peut simplement vouloir dire : on peut se faire Péladeau au Québec, à l’intérieur du Canada. Cette image est mortelle pour le PQ. Il n’a su créditer Parizeau dans Gouverner Autrement. Sinon Bouchard après. Puis. Le contre-courant interne a repoussé les ondes courantes.
 
Canada, la confection Baird-Harper
Péladeau ne serait pas plus conservateur, mais il est un signe de continuité du conservatisme même à Québec. Harper a tout manœuvré pour proposer une image internationale de Baird comme alternative au PC, et, au Canada. Péladeau devient ainsi sa meilleure arme pour combattre Trudeau l’héritier. C’est la logique même qui enlèverait à celui-ci, l’exclusivité de l’histoire au Québec avec une image Péladeau. Le PQ sans le savoir, a tissé encore plus serré l’image d’un Péladeau ‘’génie’’ de la gestion financière, cette fois-ci étatique en passant par Hydro Québec. Allez donc voir s’il devenait le chef, ce que serait le temps d’attente pour les séparatistes du Plateau à Montréal. Pour les syndicalistes déçus, après les étudiants désillusionnés. Trudeau Libéral, devra néanmoins se battre contre un duo Conservateur Péladeau-Duceppe armé au PQ. Harper s’en réjouirait.
 
La victoire par défaut de Couillard
Couillard le médecin effacé. Le poids de la culture d’origine de Couillard s’il n’a rassuré au départ, a fini par garantir une ambigüité canadienne à la manière de Bruxelles. S’il n’a pas en fait gagné, c’est le PQ qui a perdu en laissant Drainville effrayer la population avec un dossier de Charte de laïcité qui n’a rien à voir avec la réalité, avec la conjoncture, ni avec la politique. Excessif, s’inspirant des campagnes de peur du FN en France, le soprano de la démarche voulait simplement faire sa place dans un parti qui ne lui accordait pas ce crédit. Il a tout bousillé quand la population faisant appel à un partage plus décent de la richesse nationale, d’un peu moins de pauvreté. Drainville s’est cru génial. Marois voulant sauver le PQ, a tout simplement commis l’erreur impardonnable de l’image de Péladeau qui n’avait absolument rien à voir avec ce besoin de partage. La victoire de Couillard désillusionnera très vite, les anciennes pratiques de financements souterrains sanctionnés par l’arrivée de Marois PM, vont entraver la Commission Charbonneau. Beau discours sur les besoins économiques, mais la justice… ! En péril. Avouons tout de même que c’est une victoire contre le maître de la diplomatie péquiste au Canada. Les signes.
 
Multiplication d’agents déguisés, des boulangers, des épiciers, et la riposte d’Ottawa
Je l’avais souligné il y a quelques lunes, plusieurs lunes même, la France a introduit des agents de la DGSE dans les régions du Québec, sous la forme de boulangers, de pâtissiers, d’épiciers, grâce à la coopération Québec-France. Un but, un objectif, envahir l’espace toponymique électoral pour faire balancer le vote par la multiplication de régions. L’erreur c’est d’avoir agi aveuglément par rapport à la Russie qui envahissait le monde aussi avec ses agents d’information pour remplacer par diversion, le traditionnel espion SVR. Une image envoyée, un reportage photo personnel et le tour est joué. La codification offrait du fil à retordre par exemple aux gens de la SCRS qui prenaient plus de temps pour observer et par la suite tenter de décoder les informations. La France voulait et se mettait à découvert, du fait que la Coopération Canada-France était débalancée par le fait que celle du Québec ouvrait la porte aux Français tandis que le Canada anglais n’avait d’intérêt pour Paris que dire de la province française. Moscou a vite compris qu’il ne faillait encourager cet élan de la France-ruse en quête d’extensions outremers et de là plus influente en Europe. Les agents d’information russes se faisaient canadiens aussi, mais, bijoutiers, traducteurs et surtout interprètes, pour se réenfiler par la Suisse, en Europe, au Brésil et dans tout le système onusien pour mieux circuler en France internationale qui jouait aux bons alliés avec les Américains. Ce ne serait sans raison que les Suisses ont mis Shengen sur la glace, sur les recommandations des Américains. Ce serait dans les faits l’une des véritables raisons de la surveillance du téléphone personnel de Dilma Roussef aussi.
Péladeau ne peut convenir à ce constat ni l’infirmer. Il serait naïf dans l’ignorance, coupable, par son appartenance canadienne aux dépens du PQ. Mais complice par le silence. Ou mieux, sans vision indépendantiste dans cette diplomatie. Péladeau est Canadien dans sa réalité.
 
Le divorce du showbiz – Quel rôle pour ce divorce du showbiz ! Si tout allait bien, pourquoi se séparer ? Mieux, à un moment crucial qui ferait de lui un véritable modèle de la politique ? Pourquoi instruire son ex dans sa démarche politique aussi, s’il y a rupture ? Mince prix de consolation québécoise car il y aurait plus sérieux que ça.
 
Le militantisme haïtien écarté
Les Haïtiens ont toujours joué du coude mais en serviteurs. L’erreur des Haïtiens au PQ, c’est exactement là où se situe la machine arrière du PQ. Les Haïtiens par défaut sont des batailleurs de missions impossibles. Mais, inscrits dans l’action. Ce qui fait défaut chez l’autre Québécois passif. Ceux-là se sont inscrits au PQ pour d’autres affinités, mais non pour l’indépendance. Car, Haïti est un terroir révolutionnaire né tandis que le Québec reste et demeure un bastion francophone mais au Canada, pour subir. A l’image de la Constitution rapatriée. Les Haïtiens se sont donc mis au second rang, derrière le moins instruit en la matière, au lieu de constituer non seulement un nouveau rempart pour le PQ, mais un instrument de négociation et d’inquiétude pour le Canada royaliste. Le couple Mannigat-Eustache par exemple n’a pas forgé ce creuset, le militantisme haïtien a donc été écarté par des incursions régulières à la manière Drainville, Michaud, Bourgeault, etc. Absolument rien à voir avec un Péladeau chef.
 
En conclusion. Je l’ai souvent dit, le PQ paiera la note Drainville, par faute de leadership et de clairvoyance. La France subit ainsi une double défaite au Canada, l’intrusion diplomatique des boulangers n’a pas marché. Le PQ avait mal copié, car ce n’est Péladeau qui va se battre en faveur des syndicats, contre le PLQ.
Réf. photos : qui est ce citoyen originaire de Montréal, sillonnant l’Europe, traducteur polyglotte, interprète, journaliste, photographe, analyste, accompagnateur, commentateur, observateur, invité, discret, évitant les photos de groupe ?
dan@danalbertini.comyori

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